— Épigramme attribuée à Clément Marot, dans Euvres de Louise Labé Lionnoize « Escriz de divers Poètes, à la louenge de Louïze Labé Lionnoize » (1555). Le tout dernier sonnet appelle à la sympathie et à la solidarité entre femmes en s'adressant directement à elles par le nom propre « Dames ». Louise à tout est tant bien avenante, Le sonnet XII présente le luth de la poétesse amante comme étant le « compagnon de [sa] calamité » (v.1), représentation personnifiée initiée par la femme elle-même pour se sentir moins seule. La dernière modification de cette page a été faite le 12 novembre 2020 à 13:14. En effet, le premier met de l'avant, une fois de plus, la beauté de l'amant, alors que le deuxième relate de sa cruauté, de la souffrance auquel il la condamne. JANA TEIXIDÓLOUISE LABÉ 2. Surnommée « La Belle Cordière », elle fait partie des poètes en activité à Lyon pendant la Renaissance. des historiens. Il s’agit là d’une forme de réalisme qui consiste à se satisfaire de la réalité telle qu’elle est. Saulnier comme une courtisane sans grande envergure[9] ? Le thème de la gloire est assez présent dans les Élégies. La lecture de ses œuvres confirme qu'elle a collaboré avec ses contemporains, notamment Olivier de Magny[7] et Jacques Peletier du Mans, autour de l'atelier de l'imprimeur Jean de Tournes[3]. De plus, dans la poésie amoureuse lyrique menée par Pétrarque avec son œuvre, le féminin ne possède pas de voix pour mettre de l’avant ses sentiments. Aucun des arguments avancés n'emporte une conviction absolue. Biographie de Louise Labé Fille et femme de riches cordiers, son surnom de «belle cordière» est fort explicable. Le sujet lyrique, dans les Élégies, représente la figure de l’écriture poétique. Son père, Pierre Charly vers 1493 épousa d'abord Guillermette Decuchermois, veuve d'un cordier prospère artisan, Jacques Humbert dit Labé. Sa vie, énigmatique à bien des égards, est étroitement associée au milieu lettré de Lyon, où s'épanouit, autour de Maurice Scève, la première floraison poétique de la Renaissance française. Louise ha face au corps tant convenante, Elle pratiquait également la musique, l'escrime et la chasse. The cardigan is knitted bottom up. Louise Labé, femme de lettres surtout poétesse, ravissante joueuse de luth qui s'initia au latin, à l'italien et à la musique, était aussi une amazone pour qui l'escrime ou l'équitation n'avaient aucun secret. Sa maison près de Lyon, cité qui était un carrefour culturel important à l'époque devint un lieu de réunion de gens de lettres et d'illustres personnalités. Traité sur l'art de l'amour, le texte est surtout un plaidoyer féministe, une défense de l'autonomie féminine et de leur capacité à apprendre. Et, quand je pense avoir plus de douleur, Louise, qui naîtra d’un second mariage, tendrement aimée par son père, fasciné par sa beauté et sa vivacité, est éduquée comme une jeune fille de bonne famille, fait exceptionnel pour une femme Laure, par exemple, le montre dans le sonnet XXIX du Canzoniere : « Vous me voyez déchiré de mille morts, et pourtant pas une larme n’est encore descendue de vos beaux yeux, mais bien le dédain et la colère[31] ». Louise Labé tente d’élaborer une image plutôt revendicative de la féminité autant au niveau social qu’au niveau de l’amour par son écriture. Le titre de chaque sonnet est basé sur la numérotation romaine, de I jusqu'à XXIV. Contrairement à ce qu'on lit parfois, Mireille Huchon ne conteste pas qu'il y ait bien eu une dame lyonnaise au milieu du XVIe siècle : nous disposons d'archives qui attestent de son existence, sans aucun doute possible. Chacune de ces sections représentent une chronologie du vécu amoureux sous la forme de trois évènements principaux, ou bien trois étapes. Il y a de différents destinataires même si l’amour représente le thème principal. Le sonnet I, rédigé en vers hendécasyllabes, est en langue italienne et les vingt-trois autres, qui sont en décasyllabes, en langue française. Elle encourage donc ses contemporaines à sortir de l'érudition livresque à laquelle les femmes étaient restreintes, et à écrire et  apprendre tout ce qui pouvait les emmener vers un accès au respect, à l'honneur et au pouvoir. Louise Labé adhérerait donc à ce principe d’amor heroicus, c’est-à-dire d’un amour auquel seuls les héros et les personnes d’importance peuvent goûter, ce qui n’est pas rare pour les personnes de son rang, desquelles les paysans et bergers sont éloignés[37]. Paolo Budini, « Le sonnet italien de Louise Labé ». Le texte exploite et réunit deux thèmes prédominants de la littérature européenne : celui de la folie et celui de la maladie d’amour. This gorgeous cardigan, with its large cabled borders, bears her name. Le sonnet IV, tel que l'écrivent les éditions plus contemporaines, était écrit IIII dans l'édition d'origine. L'amante cherche ensuite à s'éloigner de toute chose afin de se délivrer de l'emprise de l'amant absent sur elle. Les traductions sont parfois soit en décasyllabes (vieux français), en alexandrins (F. Rigolot) ou en prose (K. Berriot)[26]. Le Débat semble influencé en partie par la reconnaissance de la folie telle qu'elle apparaît dans l'Éloge de la Folie d'Érasme ; elle récrit à sa manière, comme beaucoup de ses contemporains, l'un des plus célèbres sonnets de Pétrarque, celui dont l'incipit est Solo e pensoso. Il s’agit d’une petite association de poètes dont la renommée n’est certes pas comparable à la Pléiade, mais qui est le point de rencontre entre de jeunes poètes passionnés par leur art. Posture auctoriale de l'auteure dans l'œuvre, Débat sur le fait que Louise Labé soit bien l'auteur des, « Louise Labé est-elle le type même de la femme cultivée, connaissant le latin et l'italien, la musique et l'équitation, et tenant à Lyon un salon fréquenté ? L'œuvre de Louise Labé, très mince en volume (662 vers), se compose d'un Débat de Folie et d'Amour (dans lequel Jean de La Fontaine a trouvé le sujet de l'une de ses fables, L'Amour et la Folie[8]), de trois Élégies et de vingt-quatre sonnets, lesquels expriment les tourments féminins de la passion. biographie. Elle lui attribue une personnalité et des émotions humaines compte tenu du fait qu'au vers 4 il soit écrit : « Tu as souvent avec moi lamenté ». L’innamoramento est représenté, dans l’Élégie I, sous la forme d’un souvenir que l’amante fait renaître après avoir demandé l’aide d'Apollon, dieu grec : « Je sen desja un piteus souvenir, Qui me contreint la larme à l'œil venir. She was married in her mid-teens to another rope-maker, some 30 years older than she. Louise Labé (ou L'Abbé, l'Abé, Labbé qui sont les formes plus anciennes) est une poétesse lyonnaise (1524-1566) surnommée « La Belle Cordière ». Poétesse française (Lyon v. 1524 – Parcieux-en-Dombes 1566). Biographie de Louise Labé. Louise Labé est née à Lyon aux alentours de 1524, son père est un riche cordier*, grâce notamment à sa première épouse qui meurt lui léguant ainsi la fortune et l’illustre nom de son père, cordier lui aussi, Jacques Humbert dit Labé ou L’Abbé. Selon Kenneth Vardy, Professeur et spécialiste en littérature, sa position au centre « artistique » du Débat et des Sonnets, soit la légèreté de la prose ainsi que l’intensité des vers dominant, permet de créer une tournure d’un pont entre les deux[17]. E-mail Citation » A thoroughly researched life of Labé by a well-known scholar of a number of Renaissance luminaries told in characteristically engaging, confident prose. L’Élégie I et III, qui s’adressent aux Dames, représentent une excuse. Le sonnet II poursuit la description plus longuement avec les membres du corps (« ô front, cheveux, bras, mains et doigts ! On trouvera dans cet article d'autres arguments (Les témoignages de Rubys et de Paradin ; le rôle de Maurice Scève). Enemmont Perrin meurt peu après 1555. Her wit, charm, accomplishments, and the freedom she enjoyed provoked unverifiable legends, such as those claiming she rode to war, was Il se trouve aussi des accumulations comme dans le sonnet XVII (« Je fuis la ville, et temples, et tous lieux » au vers 1 et « Masques, tournois, jeux, me sont ennuyeux » au vers 5) ainsi que des hyperboles comme le dernier vers du sonnet XIX : «  Et les tirant, me fit cent et cent brèches ». Dans la genèse que raconte Apollon, ce dernier s’intéresse tout d’abord à la naissance d’Amour, qu’il décrit comme une solidarité bienveillante entre les humains, une « benivolence, qui les fait vouloir bien l’un à l’autre[38] »[39]. Les derniers sonnets, par exemple XXIII et XXIV, marquent la résignation de l'amante qui, bien qu'elle se questionne quant aux intentions de l'amant, accepte son sort et souhaite qu'il « souffres de martyre » autant qu'elle. Une allégorie se présente dans les Sonnets avec « Amour ». Louise Labé (1524-1566) Poète de la Renaissance, surnommée « la belle cordière », Louïze Charly dite Louise Labé est native de la ville de Lyon. Dans les figures d'opposition, l'antithèse est omniprésente, notamment dans le sonnet VIII, opposant des éléments comme la vie et la mort (v. 1), le chaud et le froid (v. 2), la joie et la tristesse (v. 5), et la sécheresse et la verdoyance (v. 8). Il se trouvent également des sonnets qui témoignent d'un conflit intérieur en ce qui concerne ses sentiments pour l'amant tel que le montre les deux quatrains du sonnet XI. Ronsard cherche-t-il à dévaloriser Cassandre dans les sonnets 8 et 31 des Amours ? 2007. Il se trouve de plus des termes qui inspirent le divin comme « Cieux » et « Astre », et des objets qui renvoient aux Dieux dont le « laurier vert », symbole d'Apollon. Il s’agit d’une communion entre lecteur et auteur dans la valorisation de la femme par l’encouragement de l’écriture féminine, soit par le désir de parler à celles-ci. Louise Labé : biographie, vie et oeuvres. Née à Lyon, elle était la fille d'un riche cordier, Pierre Charly (ou Charlin), surnommé Labé. Ce testament a été publié par F. Rigolot (Louise Labé. Les Sonnets marquent une continuité dans l'évolution des sentiments du sujet amante. She began piano studies at an early age with Cecile Soria, a former student of Muzio Clementi. Surnommée la Belle Cordière car elle est fille et épouse de cordier, Louise Labé est une enfant vive et enjouée qui fascine son père. » Labé s’éloigne de l’amour idéaliste par cette mise à distance aux intonations satiriques et réalistes afin de proposer une conception nouvelle de l’amour, démythifiée et éloignée de l’effusion émotionnelle et doloriste trop souvent associée à la perspective féminine[48]. Pour citer un exemple, dans le sonnet LXXXIX de Pétrarque (traduit en langue française) se trouve la phrase suivante : « et je tremble et j’espère, et je brûle, et je suis comme une glace ». Louise Labé. Le texte est annoncé comme un sonnet donc comme une forme poétique fixe, le texte appartient au mouvement littéraire de la Renaissance. Les sonnets III et IV commencent à relater les douleurs qu'entraîne l'amour (« O cruautés, ô durtés inhumaines », III, v. 5) tout en faisant mention du désir (III, v. 1) et du moment où l'amante devint amoureuse (« Depuis qu'Amour cruel empoisonna/ Premièrement de son feu ma poitrine », IV, v. 1-2). Louise Labe was born in the early 1520s to a prosperous rope-maker, a member of the Lyon bourgeoisie. Plus loin dans la lettre, ce « nous » fait abstraction du sexe et englobe tous les lecteurs susceptibles de goûter au plaisir des études littéraires et de l’écriture[58], ce qui sous-tend une élimination de l’antagonisme entre les hommes et les femmes au profit de la mise en place d’un réseau d’échanges intellectuels qui profiterait à la créativité féminine et masculine[59]. Joël Schmidt, « Les 100 histoires de la mythologie grecque et romaine », Joël Schmidt éd.. Gisela Febel, « La construction poétique d'un sujet passionnel féminin », Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Défense et illustration de la langue française, Liste d'écrivains de langue française par ordre chronologique, Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale. Tout à un coup je ris et je larmoie, Et en plaisir maint grief tourment j'endure ; Mon bien La poétesse des Sonnets se distingue de cette règle en tombant amoureuse de celui qui l’aurait séduite. Néanmoins, il ne contredit pas tout à fait Apollon puisqu’il finit par faire l’apologie du couple, l’unité la plus bénéfique pour toute société humaine[42]. » (p. 10) Daniel Martin conteste que le retrait de Jacques Peletier des Escriz dénonce une supercherie. Le père fit donner à sa fille la meilleure éducation possible : elle apprit le grec, le latin, l'espagnol et l'italien, ainsi que l'équitation et les exercices militaires. (vers 1524 – 1566) Poétesse française. Pour Apollon, cette harmonie naturelle de l’Amour réside dans les unions amoureuses de personnes de beauté, d’esprit et de rang égaux. Louise Labé 1524 - 1566. Elle prend vigoureusement position contre la façon dont Jean de Meung achève le travail interrompu de son prédécesseur Guillaume de Lorris, en passant d'un récit mythique et symbolique à des descriptions bien plus terre à terre, et même sensiblement misogynes. Louise Labé (1524-1566), une artiste du Yunnan ? Par exemple, le vers 7, « Di cibo et di calor gia tuo ricetto », est traduit « Où tu recouvres la nourriture et la chaleur » par Bernard Jourdan en 1953, puis « Déjà proie et séjour de ta flamme » par Karine Berriot en 1985 [25]. Or pour Mercure, Folie permet à l’amour d’être sélectif et de ne se poser que sur une personne en particulier, ce que la sagesse n’aurait pas permis : « Elle lui diroit, qu’il ne faudroit aymer l’un plus que l’autre : et seroit à la fin Amour ou aneanti, ou devisé en tant de pars, qu’il seroit bien foible[44]. » La combinaison des discours d'Apollon et de Mercure révèle la psychologie d'amour de Labé, une psychologie qui permet l’inégalité pour ensuite la présenter comme une égalité de la profondeur de l’amour devant laquelle la dissemblance multiple devient finalement indifférenciée[45]. Elle écrit des poèmes à une époque où la production poétique est intense. Elle fait partie des poètes en activité à Lyon pendant la Renaissance. Cela débute avec les manifestations de l'innamoramento dans les premiers sonnets. Celle que l'on surnomme « La Belle Cordière » a-t-elle réellement existé ? Her mother died when she was a child; her father had her educated in languages and music, and a brother may have taught her to ride and fence. Les deux problèmes sont liés : une femme sans connaissance ne peut accéder à l'autonomie. Cette incitation peut aussi se traduire par une peur de la rencontre avec le public, que l’Épître énonce déjà : « Et pource que les femmes ne se montrent volontiers en publiq seules, je vous ay choisie pour me servir de guide[60]. Il s’agit d’un effet de la vengeance de l’Amour d’une femme qui adoptait auparavant l'attitude traditionnelle d’une dame pétrarquiste, mais qui reste maintenant insensible à la douleur amoureuse [22]. « Louise Labé est-elle le type même de la femme cultivée, connaissant le latin et l'italien, la musique et l'équitation, et tenant à Lyon un salon fréquenté ? Le charme et le talent de la belle cordelière qui dirigeait ces rencontres provoquèrent alors des jalousies et des scandales dans la société lyonnaise. De plus, ce thème permet à l’amante de se présenter comme « victime de la vengeance d’amour dans un surprenant renversement du topos pétrarquiste»[23]. Quant à Mercure, il pose la libre compétition plutôt que la solidarité comme cause de tout ce qui est positif dans la société. She was married in her mid-teens to another rope-maker, some 30 years older than she. Les champs sémantiques les plus récurrents sont celui de l'amour (désirs, passions), de la tristesse (pleurs, larmes, sanglots, soupirs), de la souffrance (mal, calamité, douleurs) et du danger (feu, flèches, mort). La poésie française se donne alors des bases théoriques avec Du Bellay (Défense et illustration de la langue française, 1549) et se met en place avec Ronsard, Olivier de Magny, Pontus de Tyard, et d'autres, suivant le modèle de Pétrarque et d'auteurs anciens tels que Catulle et Horace, ou contre eux. Elle aurait possédé des jardins spacieux près de la place Bellecour où elle aurait pratiqué l'équitation[4], sans toutefois monter son cheval en amazone. « Débat de folie et d'amour » semble présenter ainsi un point de vue différent des élégies et des sonnets dont le thème essentiel est la souffrance de la narratrice féminine, souffrance engendrée par un rêve d'amour non partagé. LES AUTEURS HUMANISTES : Louise Labé 1. Que je ne puis que Louise ne loue, Née en 1524, Louise Labé a vécu l'essentiel de sa vie à Lyon. Pour Françoise Charpentier, l’indissociabilité de Folie et d’Amour s’oppose à l’amour pétrarquiste et idéaliste en dépeignant l’amour non pas comme une sage entreprise contemplative et idéaliste, mais comme un sentiment réaliste et passionnel. Dans l’adresse aux dames des Élégies se retrouve, en écho, cette communauté de femmes à laquelle s’adresse Louise Labé dans l’Épître quand elle l’engage à se mettre à l’écriture et à la réflexion. Louise Labe was born in the early 1520s to a prosperous rope-maker, a member of the Lyon bourgeoisie. Celle-ci reprendra également le pseudonyme de son père et sera surnommée La Belle Cordière en raison du métier de son père, puis de son mari[3]. À la mort de sa femme, Pierre Charly, alias Pierre Labé, se remaria, et c'est de ce mariage que naquit Louise Labé. D'abord, elle inaugure les Sonnets avec un poème écrit en italien, renvoyant alors aux origines de cette forme poétique, à savoir le sonneto italien apparu au début du XIIIe siècle. Sa culture est aussi celle de la Renaissance italienne. Les Sonnets relatent des divers états de l'amour au féminin. Louise Labé née en 1524 à Lyon, morte le 25 avril 1566 à Parcieux-en-Dombes où elle fut enterrée, est une poétesse française surnommée « La Belle Cordière », elle fait partie des poètes en … Elle définit également la figure de l'amant dans le sens où elle lui attribue des gestes et des paroles qu'elle aimerait recevoir de lui dans le sonnet XIII. Presented helpfully around the architecture of Labé’s Œuvres themselves. Un deuxième thème principal retrouvé dans les Élégies serait celui de l’innamoramento. Louise Labé, French poet, the daughter of a rope maker (cordier). L’Épître annonce aussi, de manière plus générale, un programme pédagogique humaniste. Garnier-Mathez, Isabelle et Martin, Daniel. Le plaidoyer de Mercure, dans le Discours V, critique d’ailleurs l’innamoramento pétrarquien, qui passe par le regard des amants, dans un passage plutôt narquois et explicite : « Dire que c’est la force de l’œil de la chose aymee, et que de là sort une sutile evaporacion, ou sang, que nos yeus reçoivent, et entre jusques au cœur : ou, comme pour loger un nouvel hoste, faut pour lui trouver sa place, mettre tout en desordre. Dans la dernière partie de l’Épître, Labé défend son œuvre sous le couvert de la modestie attendue d’une femme. En permettant à des belles d’aimer des laids, des nobles d’aimer des paysans, Folie serait la source d’une sorte d’injustice. Louise Labé se montre lucide et prudente dans sa réflexion sur l’amour, témoignant d’un respect pour l’ordre social de son époque. En quelque sorte, Labé démontre les problèmes de l’écriture ainsi que celui du statut social de la femme [24]. », v. 9). L'œuvre de Louise Labé, publiée intégralement en 1555, est composée essentiellement d'élégies et de sonnets amoureux, qui furent écrits entre 1545 et 1555. Au moins a-t-on de Louise Labé ce testament qu’elle fit le 28 avril 1565, malade et alitée, sous la forme d’un acte notarié très typé à l’époque. Les verbes conjugués au présent de l’infinitif, de leur côté, représentent le présent de l’attente amoureuse, le présent de la narration ainsi que le présent de la vérité générale. Comme présentée dans le thème de l’écriture féminine, elle crée toute une nouvelle image de la femme.